Bronchite infectieuse : avons-nous un problème?

Do we have a problemDans plusieurs régions du Canada, on parle beaucoup du virus de la bronchite infectieuse (IBV d’après Infectious Bronchitis Virus) ces derniers temps, surtout depuis que l’on a noté la présence de sérotypes viraux jamais vus auparavant. Cela dit, à quoi ressemble cette maladie infectieuse ?

La bronchite infectieuse aviaire est une maladie plutôt frustrante, étant donné qu’elle peut ressembler à beaucoup d’infections autres que la maladie respiratoire que nous associons à l’IBV. Devant une augmentation des condamnations à l’abattoir dues à l’aérosacculite, on peut considérer à première vue le phénomène comme le symptôme d’une infection bactérienne systémique, alors qu’en fait une infection sous-jacente au IBV peut avoir contribué à créer le problème. De la même façon, on peut interpréter un taux d’humidité excessif de la litière comme le signe d’un quelconque problème digestif, alors que les oiseaux pourraient avoir subi des lésions rénales dues à certains types de bronchite affectant les reins.

Dans ces deux cas, les lésions peuvent s’avérer si graves qu’elles entraînent une hausse des mortalités. Dans les pondeuses, on constate souvent des problèmes associés aux œufs tels qu’une mauvaise qualité des coquilles ou une baisse de productivité. Si la bronchite infectieuse peut ressembler à tant de maladies différentes, comment déterminer avec certitude que nous sommes en présence d’un épisode de bronchite ?

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Lutter contre la coccidiose

Elise MyersOn connaît tous l’importance de maîtriser la coccidiose. Il n’est donc pas étonnant que des dizaines de conférences, de réunions et de baladodiffusions soient consacrées à ce sujet, chaque année. Malgré cela, quand maîtrisons-nous réellement la maladie? Dans le cas des poulets à griller, on pense souvent que si les performances d’élevage sont bonnes, tout va bien. Or, ce n’est pas nécessairement le cas.

On attend habituellement que les pertes de production soient importantes ou que le désastre ait frappé l’élevage de plein fouet avant de faire évaluer les oiseaux par un vétérinaire. Lorsque tombe le diagnostic de coccidiose grave, on applique le traitement recommandé, on ajuste le programme d’additifs alimentaires anticoccidiens et on se met à espérer. On espère que les oiseaux répondront au traitement. On espère que les séquelles de l’infection n’entraîneront pas d’infections bactériennes en fin d’élevage. On espère que les oiseaux ne feront pas de rechute avant de partir pour l’abattoir. On espère que les ajustements apportés au programme alimentaire vont se montrer efficaces dans la prochaine cohorte. On espère et on soupire… Lire la suite